| Arrêt sur télé | ||
Comme tant d’autres, la série s’appuie sur le marivaudage auquel se livrent les deux protagonistes. Anne Osborne, quoique fiancée à un jeune biologiste talentueux qu’elle a laissé derrière elle dans le Nord, est loin d’être insensible au charme du Lt McSwain, lequel est à la Nouvelle Orléans comme un poisson dans l’eau. Non seulement il connaît à peu près tout le monde mais son patron, le shérif C.D. LeBlanc, est aussi son oncle et l’un de ses meilleurs indics est son cousin Smiley. Et ce n’est là qu’une partie des ramifications que le beau lieutenant a dans la région. La juriste, elle, est seule. Promue assistante du procureur dès le deuxième épisode, elle s’attache à Remy, cède à ses avances, sans pourtant franchir le pas avec une netteté absolue, entretenant un jeu de « tu me plais mais je suis fidèle à mon fiancé » que le séducteur ne comprend pas toujours. Cette relation, pour centrale qu’elle soit, n’est pas le seul atout de Flic de mon coeur. Tournée sur les lieux mêmes de l’action, la série bénéficie de décors soignés qui alternent avec de nombreux extérieurs, les éclairages sont très étudiés, les scénarii bien écrits et les rôles secondaires consistants. Le shérif, Smiley, la femme flic Darlene, la tenancière de bar Debria sont quelques exemples d’une galerie de personnages bien caractérisés et attachants. Les intrigues, si elles ne sont pas forcément originales, recèlent pourtant quelques surprises et s’appuient sur les caractères sans recourir aux traditionnelles scènes d’action qui retardent le dénouement sans rien ajouter à l’histoire. Au final, Flic de mon coeur mérite d’être découverte, même si France 2 a eu quelque mal à la programmer... |